Une nouvelle Créatrice nous rejoint Marianne Michel.
...............Un goût artistique qui se manifeste au bout d'une aiguille!
Affectionnant particulièrement le batik Marianne Michel assemble ces tissus avec une grande originalité et les transforme en quilt (sacs, panneaux muraux....) Parallèlement à ces réalisations hautes en couleur Marianne Michel parfait sa patience et sa minutie au travers d' "ouvrages divins qui ressemblent à un pré dont le givre broda de blanc les feuilles et les pousses".( Frédéric Mistral)
Passionnée de boutis l'artiste nous enchante lorsqu'elle nous conte l'historique 
Le boutis est obtenu par l'assemblage de deux étoffes fines, généralement de la batiste, par un point de piqûre avant selon un motif donné. Ce motif est ensuite mis en relief par un méchage afin de produire un motif au relief très prononcé. La particularité du boutis est son aspect, à contre-jour, qui va révéler ombres et lumières selon les endroits méchés. Différents tissus peuvent servir de base au boutis : lin, coton, soie étamine de laine pour un boutis vermiculé.
Si vous désirez en savoir plus sur l'art du boutis et la technique :
L'art du boutis, la technique
texte extrait du site www.la-maison-du-boutis.com, ecrit par Francine Nicolle,fondatrice de l'association " Les Cordelles " et du musée "La maison du boutis" à Calvisson
Le définir, c’est le définir par rapport à d’autres techniques qui induisent en erreur un large public, le commerce profitant de la confusion des genres pour en tirer un large profit. Le nom –respect et la vulgarisation insultante du mot « BOUTIS » entame à l’aube de ce troisième millénaire une lente détérioration de cet art déjà tombé dans l’oubli depuis plus d’un siècle, ce nom –respect et cette vulgarisation insultante font
offense à ce patrimoine bien particulier de la Basse Occitanie, héritage de nos aïeules depuis des siècles. Ce patrimoine typiquement provençal et languedocien se doit de relever « le gant » et d’exiger des pouvoirs publics un communiqué exact quant à l’appellation du mot BOUTIS afin que l’on cesse d’utiliser un terme qui, pour les femmes du Sud, revêt un caractère sacré. Fortement ancré dans les coutumes et le mode de vie des femmes de cette région, le boutis présent dans nos trousseaux témoigne des évènements essentiels de la vie : naissance, mariage, mort. Par ces symboles, son iconographie, son usage, sa technique de réalisation, le BOUTIS a du sens, il est unique et ne peut être confondu avec le matelassage appelé chez nous le « piqué Marseillais » même si les deux genres exécutés avec talent à la main. Le matelassage provençal et languedocien présente lui aussi une esthétique remarquable et se suffit à lui-même. De fabrication manuelle, il va de soi, que la machine à coudre n’a rien à voir avec l’Art du BOUTIS.
Il existe une méthode infaillible pour reconnaître un vrai BOUTIS, c’est de le placer à contre-jour. La lumière doit traverser le long des lignes de couture, ce qui n’est pas le cas pour les ouvrages matelassés.
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> LES ÉTOFFES PIQUÉES
Au cours des siècles précédents, l’ennoblissement des étoffes par le piquage et le relief développe des techniques identiques, cependant l’ordonnance des phases de réalisation diffère pour donner d’une part le matelassage, d’autre part les broderies en bosses de l’intérieur dont le BOUTIS.
> Plusieurs millén
aires avant notre ère, les ouvrages matelassés existaient déjà. Les ouvrages sont constitués de deux couches de textile emprisonnant une épaisseur de laine, de soie ou de coton plus ou moins importante. Le piquage assemble ces trois épaisseurs. Il détermine toujours un décor plus ou moins élaboré, accompagne les tissus unis ou imprimés, modestes ou luxueux.
> « Les ouvrages piqués » confortables et riches ont permis la réalisation de « couvertures piquées », bourrasses et bourrassons, coiffes, bonnets, cotillons, caracos, cache-corset et capes.
Le mot BOUTIS provient de l’aiguille à bout rond qui sert à pousser la mèche et du geste : bouter qui signifie pousser.
> Définitions d’autrefois :
Saint-Aubin en 1770, brodeur du roi Louis XVI écrit en parlant du Boutis : « Lorsque tous les motifs sont piqués, on retourne le métier, puis avec un poinçon ou la tête d’une grosse épingle, on insinue plus ou moins de coton filé entre les deux étoffes. » (extrait de l’Art du Brodeur)
Au XIXème siècle, J. Bourilly explique :
« Boutis : genre de broderie au piqué. La toile à broder était doublée et portait le dessin que l’on suivait en traits doubles au moyen de piqûres à la main. Dans l’intervalle des piqûres, on introduisait une mèche de coton entortillée autour d’une tige métallique flexible (outil que l’on appelait boutis). Cette mèche de coton formait ainsi, entre les piqûres, les bourrelets qui faisaient ressortir le dessin. »
A l’heure actuelle et ce d’après les boutis anciens étudiés qui servent de référence, le boutis peut se définir ainsi :
Le Boutis est une broderie de l’intérieur qui donne du relief ou de la transparence à deux étoffes superposées, cousues ensemble à la main, à petits points, en suivant le contour des motifs dessinés. Le relief s’obtient en introduisant sur l’envers des mèches de coton plus ou moins filé, entre les deux épaisseurs de tissu à l’intérieur de chaque motif.
Venu du Moyen Age, depuis les ateliers de piquage de Sicile et véhiculé par les Croisades, c’est au sein des Manufactures Royales de Provence et de Languedoc, que cet Art décoratif trouvera ses lettres de noblesse. A la fin du 18ème siècle, dans les petites mains magiques des femmes du Midi, le Boutis deviendra Art Populaire.
> Ne pas confondre :
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Les « Picqûres » de Marseille
> Le piqué de Marseille 
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Le Boutis
En conclusion :
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> « le Boutis est unique. C’est un art à part entière. Nulle part ailleurs qu’en Provence et en Languedoc il n’a atteint cette perfection qu’on lui connait et n’a été intégré au patrimoine d’une région avec cette présence et cette force que l’intelligence et le savoir-faire des femmes de Basse Occitanie lui ont légué en héritage. »
texte extrait du site www.la-maison-du-boutis.com, ecrit par Francine Nicolle,fondatrice de l'association " Les Cordelles " et du musée "La maison du boutis" à Calvisson
Week end démonstration céramique et raku prévu à
Le raku ( japonais : rakuyaki ) est le résultat d'une technique d'émaillage d'origine coréenne qui s'est développée dans le Japon du XVIe siècle. Il est lié essentiellement à la fabrication de bols pour la cérémonie du thé. On utilise un grès chamotté plus solide car les pièces doivent résister à de forts écarts de température.
La technique du raku est un procédé de cuisson. Les pièces incandescentes peuvent être enfumées, trempées dans l'eau, brûlées ou laissées à l'air libre. Elles subissent un choc thermique important et, dans tous les cas, expriment sous ces contraintes l'histoire de la terre, du feu et de l'eau.
Cette technique de fabrication en cuisson rapide, renvoyant à des notions de joie, d'aisance et de bonheur, fut découverte en Corée puis développée au Japon dans le milieu du XVIe siècle. Le mot raku vient d'un idéogramme gravé sur un sceau d'or qui fût offert en 1598 par Taiko, maître servant de la cérémonie du thé, au Coréen Chôjirô RAKU.
L'implication des potiers dans le raku fait souvent écho à sa philosophie, à ses racines et à son sens culturel.
La multitude des paramètres mis en jeu permet d'obtenir des résultats variant à l'infini, ce qui confère à la pièce, entièrement réalisée manuellement, la qualité d'objet unique.
En raku, les pièces peuvent être enfournées à froid mais le plus souvent le four est préchauffé et l'enfournement est fait à chaud. La cuisson est menée à un rythme rapide avec atteinte de la température finale dans un cycle court de 15 à 20 minutes (Certaines cuissons raku peuvent durer plusieurs heures selon les types de pièces et leurs exigences de cuisson).
Les fours à raku sont généralement petits et surpuissants. Ils ont, pour la plupart, une simple ouverture sur le haut de l'enceinte de cuisson couverte par un morceau de plaque réfractaire.
Les pièces raku sont le plus souvent cuites dans un type de four plus ou moins conventionnel connu et exploité pour la cuisson des glaçures. Les autres sont des formes de cuisson primitive (simple trou ou fosse dans le sol) où les températures atteintes sont généralement plus basses et où les glaçures ne sont pas couramment utilisées.
Un Stage Découverte de la sculpture , formation bronze sera dispensé à Empreinte d’art par l’Association Atelier de Les modalités du stage et conditions d'inscription seront précisées ultérieurement
Association Atelier de http://monsite.wanadoo.fr/atelierdelatreille Responsable : Thierry GOURY, Artiste Peintre sculpteur, propose des cours et stages à la carte. Toute l'année, tous niveaux.
Atelier déclaré organisme de formation
Raison sociale: atelier d’arts plastiques
No SIREN: 2147483647
Formation à la technique du bronze à la cire perdue et au sable, sculpture, modelage, moulage, dessin, et peinture
Thierry GOURY Passionné par l’art primitif , la technique de la terre, la technique du feu, les couleurs
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